CAN 2025 : l’Algérie élimine la RDC au bout de la prolongation
Dans un huitième de finale disputé sous haute tension au Moulay Hassan Stadium, l’Algérie a arraché sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 en venant à bout de la République démocratique du Congo (1-0) après prolongations. Cette confrontation indécise, marquée par un duel tactique intense entre Vladimir Petković et Sébastien Desabre, a livré un scénario cruel pour les Léopards et libérateur pour les Fennecs.
Dès l’entame, la rencontre s’est installée dans un rapport de force physique prononcé, notamment au milieu de terrain. Les duels ont été nombreux et souvent rugueux, avec plusieurs fautes qui ont haché le rythme du jeu. Si l’Algérie a tenté d’imposer sa maîtrise technique, la RDC s’est montrée la plus dangereuse en première période. Axel Tuanzebe a frôlé l’ouverture du score sur corner, tandis que Cédric Bakambu a multiplié les appels et les pressions sur la défense algérienne, sans parvenir à tromper la vigilance de Luca Zidane. Le score nul à la pause traduisait parfaitement l’équilibre et la tension qui régnaient sur la pelouse.
Au retour des vestiaires, le match est resté fermé, malgré les ajustements opérés par les deux sélectionneurs. L’Algérie a été contrainte de revoir son organisation après la sortie sur blessure d’Ismaël Bennacer, remplacé par Himad Abdelli. Les occasions ont alors gagné en intensité. Farès Chaïbi a manqué le cadre de la tête, tandis que Chancel Mbemba a vu sa tentative contrée in extremis. Les gardiens ont joué un rôle déterminant : Luca Zidane s’est illustré sur une frappe lointaine d’Edo Kayembe, alors que Lionel Mpasi a multiplié les arrêts décisifs face à Mohammed Amoura et Anis Hadj Moussa. Le temps réglementaire s’est achevé sans but, envoyant les deux équipes en prolongation.
Les trente minutes supplémentaires ont été marquées par la fatigue, la nervosité et une succession d’avertissements. Les cartons jaunes ont sanctionné plusieurs excès d’engagement, notamment de Rafik Belghali, Anis Hadj Moussa et Chancel Mbemba. Alors que la perspective des tirs au but se précisait, le coaching algérien a fait la différence. Entré en jeu à la 113e minute, Adil Boulbina a changé le cours de la rencontre. À la 119e minute, servi par Ramiz Zerrouki, il s’est infiltré sur le flanc gauche avant de déclencher une frappe du droit imparable en pleine lucarne, offrant la qualification à l’Algérie.